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Rubrique Art Érotique :
Decembre 2009
Ellington : Scénique et jeunes
dentelles.

Bonjour Ellington, merci
de nous recevoir et vous laisse commencer par vous présenter à nos lecteurs ...
- Bonjour, Ellington n’est pas tout à fait mon vrai nom, mais c’est
comme ça que je souhaite que l’on me reconnaisse. J’ai passé les 50 ans, suis
marié depuis plus de la moitié de ce temps avec la même femme et vis en
région parisienne avec quelques « retraites » dans le sud du Tarn.

Comment vous est venue
l'idée de devenir photographe ?
- Parfois, j’ai l’impression de ne pas être devenu photographe, mais de
l’avoir toujours été. Au lycée, j’apprenais aux filles à développer les
négatifs en chambre noire... il fallait leur tenir la main pour qu’elles
arrivent à enrouler les films sur les spires mais je ne vous en dis pas plus.
Depuis combien de temps
exercez vous et quelle place prend la photo dans votre vie ?
- J’ai reçu mon premier appareil photo en cadeau à l’age de 8 ans, un
Kodak Instamatic que j’ai toujours. À 13 ans, je me suis approprié le 35 mm
Agfa Solinette à télémètre que mon père avait acheté en Allemagne durant son
« occupation » de la Rhénanie, dans les années 50 et qui n’a jamais
déclaré à la douane. Ces deux appareils font maintenant partie de mon petit musée
personnel. Aujourd’hui la photo occupe dans ma vie la place d’une maîtresse
coûteuse à entretenir et en plus je ne reçois plus de cadeaux !

Quel est votre parcours
professionnel ?
- Je ne suis pas un professionnel de la photo, et mon
« vrai » parcours professionnel n’intéressera personne. La seule
chose importante est que mon activité professionnelle m’a amené à m’intéresser
à l’Internet un peu avant "le reste du monde", et à m’initier aux
technologies numériques avant qu’elles ne soient banalisées.

Quelles ont été vos
rencontres marquantes ou déterminantes ?
- Un prof de lycée passionné de photo m’a appris les bases du noir et
blanc au labo, je le rencontre encore de temps en temps mais ne lui ai pas
montré mes dernières images car même à mon age, je n’oserais pas ! Il y a
quelques années, pour ne pas dire au siècle dernier, j’ai poussé la porte
d’ITIS Studio pour un stage, cela ne m’a pas coûté cher sur le moment, mais par
la suite, la note a été salée. Il n’empêche que j’avais chopé le virus et il
n’y a pas de vaccin. Aujourd’hui encore, c’est un des endroits où je me sens le
plus à l’aise pour travailler ... En matière de véritables rencontres
photographiques, je n’ai eu l’occasion de côtoyer qu’un seul maître, le
regretté J.F. Jonvelle très peu de temps avant sa mort dont je garde un très
bon souvenir.
Avec qui avez-vous déjà
travaillé et avec qui aimeriez-vous travailler ?
- Comme photographe je n’ai pas d’expériences significatives et pas non
plus d’envies particulières, j’ai un peu passé l’age des master class. Sauf
peut-être une exception dans tous les sens du terme : Frédéric Karikese.

Qui placeriez-vous à la
première place de votre Panthéon personnelle et pourquoi ?
- Jean Lou Sieff a été pour moi une référence par sa technique, dès mon
adolescence. Davis Hamilton par son audace et aussi par nostalgie... en 1972 je
n’avais que 14 ans !
Avez-vous une spécialité
ou style préféré et qu’aimeriez-vous aborder ?
- Oui, étant un peu daltonien, je préfère le noir et blanc. C’est plus
chic et on peut dire que c’est de l’Art, vous savez, avec un grand
« A » ! Aujourd’hui, j’aimerais refaire du Clergue donc si une
modèle de Camargue lit ceci, qu’elle m’écrive ... Également depuis quelques
temps, j’ai envie de "saucissonner mes modèles", appelons cela
Shibari pour faire plus chic. C’est sûrement très sensuel de faire des images
très « osées » mais en même temps très « chic » : lèvres soigneusement rougies, ongles
manucurés autour de sexes très « nets » avec hommes et femmes
mélangés de préférence. Donc si le cœur vous en dit, même si vous n’êtes
pas en Camargue, écrivez-moi aussi.

Trouvez-vous facilement
de bons modèles et qu’est-ce qu’un bon modèle ?
- Pour moi, c’est un modèle avec qui j’ai envie de faire une autre
séance après la première. J’en connais quelques unes en effet et certaines sont
même devenues, je pense, de véritables amies. Il n’est pas nécessaire d’être
baratineur ou séducteur, il faut juste inspirer confiance en ayant un
« projet » crédible. Avec le temps et la diffusion des médias (je ne
serais pas là sans l’Internet et le téléphone cellulaire), la réputation, bonne
ou mauvaise, nous précède et mes modèles sont mes meilleurs promoteurs.
Votre ou vos modèles
préférés ?

- Vous voulez que je me fâche avec toutes les autres ?
Pensez-vous que le métier
de photographe contribue à ré-enchanter le monde ?
- Non, mais il peut le secouer un peu. On peut me qualifier de
pornographe, libertin, fumiste ou peu importe mais cela aura au moins prouvé
que je pouvais faire réagir. Je ne crois plus aux contes de fées, la photo est
un produit « commercial » comme les autres qui a son marché et ses
règles. C’est pour cela que je ne veux pas (ou ne peux pas) être pro.
Quels sont les meilleurs
souvenirs que vous gardez de nos séances communes ?

- Je crois qu'une séance est réussie lorsque photographe et modèle ainsi
que parfois le troisième acteur (n’est-ce pas Mister Wu ?!...) ont pris du plaisir. Cela peut
prendre différentes formes bien sur, je vous laisse fantasmer un peu, mais il
doit rester le souvenir d'un très bon moment passé ensemble, et l'envie de
recommencer.

Effectivement nous ne
pouvons que confirmer que vous nous avez laissé l’envie de faire une troisième
séance avec Vous !... Merci, Ellington, pour cet instant de sincérité
passé en votre compagnie et donnons, maintenant, rendez-vous à nos lecteurs sur
votre site afin d’y découvrir d’autres de vos magnifiques œuvres :
http://www.ellington-photo.com
A l'initiative de : Miss M. : http://metwu.free.fr
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